Un peu d’histoire…

Couvent saint Dominique : six siècles de rayonnement

Sur le site d’une ancienne abbaye, un orphelinat est construit en 1420 par Mgr Nicolas Savelli, évêque de Tino. C’est en 1456 que ce lieu devient véritablement un couvent franciscain et cela durant trois siècles.

La révolution française de 1789 mettra un terme à cette présence religieuse. Les lieux sont pillés et les religieux expulsés en 1791.

De 1856 à 1860, les pères Besson et Bourard, dominicains, ont réhabilité le couvent dont il ne restait plus que l’église, son clocher et l’aile dominant la plaine d’Aregno. En 1861, le père Cormier arrive comme prieur. Il sera élu en 1904 maître général de l’ordre dominicain et sera béatifié le 20 novembre 1994 par le pape Jean Paul II.

En 1880, le père Didon, dominicain de Paris, y est envoyé en exil (Guy de Maupassant lui rendra visite). Dans une lettre à la nièce de Flaubert, il écrira : « je n’ai jamais vu le Christ de plus près qu’ici ». En 1884 le couvent devient foyer de formation et accueille alors plus de 80 dominicains.

En 1903, les religieux sont expulsés à nouveau et le couvent devient propriété de la commune de Corbara et abritera jusqu’à 800 internés civils allemands et austro-hongrois pendant la première guerre mondiale.

En 1927, avec le retour des dominicains, l’édifice redevient apostolique et un lieu de retraite. Alain Peyrefitte y rédigea une partie de son livre « le mal français » et sera président d’honneur de l’association « Le Ritiru » qui soutient le couvent.

En 1986, l’aile ouest de l’édifice est dévastée par les flammes d’un gigantesque incendie qui a ravagé plus de 3000 hectares en Balagne.

En 1992, les deux derniers dominicains quittent le couvent, cédant la place aux Frères de Saint-Jean arrivés deux ans plus tôt.

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